Mairie Golfe 4

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Qui donne l’autorisation aux occupations anarchiques à Tokoin Cébévito ?

Lomé. Dans le quartier de Tokoin-Cébévito, à proximité du carrefour « Gbadago Feu Rouge », se dressent des agglomérations anarchiques le long de la ruelle où se trouvait autrefois l’usine de fabrication de mèches Nina. Des abris de fortune et des hangars informes, couverts de crasse, ont été érigés, engendrant une promiscuité et une insalubrité qui défigurent le paysage environnant et alimentent l’insécurité dans les parages

Face à l’ancienne usine de fabrication de mèches, une clôture en brique marque la limite. De là, le mur suit les rails jusqu’au niveau de l’ancien marché de Tokoin. Les vibrations quotidiennes du passage du train ont fissuré la clôture de toutes parts, laissant entrevoir sensiblement des signes d’affaissement. Malgré le danger potentiel d’un effondrement imminent, des individus et des familles quotidiennement venus en assaut persistent à ériger des chambres en tôle rouillée et des ateliers informels le long du mur déclinant.

Des pots-de-vin ?

Dans cette ruelle, communément appelé Mèche Nina, à côté des anciennes occupations anarchiques, des nouvelles. Elles foisonnent comme des champignons. C’est la ruée, depuis que les autorités togolaises ont interdit l’occupation des trottoirs le long des artères et des routes goudronnées. En tout cas, le phénomène prend de l’ampleur. Il ne se passe de jour où des individus ne s’emparent des parcelles pour construire des hangars qu’ils exploitent ou louent à leur propre profit.

Cette portion de la ruelle ressemble à un « no man’s land » au sein de la commune de Golfe 4. Malgré les avertissements et les sommations de la mairie, les occupants persistent à rester sur place. La mairie en serait-elle coupable ? Ce phénomène bénéficierait-il de la complicité d’un réseau obscur au sein de la Mairie ? Selon certains riverains, tout porte à croire.

Interrogés, certains riverains racontent qu’il arrive que la mairie effectue parfois des descentes et somme les occupants de déguerpir. Ils disent ne pas « comprendre pourquoi ils sont toujours là malgré les interdictions de la municipalité ». « On peut voir après le passage des agents de la mairie les messages « A dégager » affichés sur les hangars et abris de fortune. Mais les occupants sont toujours là », peste une source.

Cette forme de bidonville naissante dans ce parage, est source de plusieurs maux dont est exposé le quotidien des habitants de ce quartier et de ses environs. Créant une insalubrité grandiose, elle constitue une poche et base-arrière de vols dans le quartier, du banditisme et d’autres formes de déviances. Un véritable ghetto.

Insalubrité et insécurité

Il y a une forte densité humaine dans ces hangars en abris de fortune. Des familles, surtout monoparentales s’agglutinent dans ce taudis de Tokoin-Cébévito. Outre la promiscuité, c’est l’hygiène qui est le cadet sinon le benjamin de leurs soucis. L’endroit ne dispose pas de cabines de toilettes. L’égout situé en face de leur habitation sordide sert de canal d’exutoire à leurs déjections et à toutes sortes de déchets. Alors qu’à quelques encablures, sises des latrines publiques, ils préfèrent emballer leurs crottes dans des sachets plastiques qu’ils jettent dans le canal d’évacuation d’eau.

Ce qui est gênant, expliquent un riverain, c’est que « les occupants n’ont aucune leçon de respect du voisinage. Ils se bagarrent, se querellent entre eux souvent la nuit, crient à tue-tête en troublant la tranquillité des habitants des maisons environnantes ».

Pour les riverains, des personnes peu recommandables squattent aussi ces chambres insalubres et font du lieu un ghetto. L’un d’eux a récemment blessé un conducteur de taxi-moto dans la ruelle. Ces actes de violence inquiètent les maisons voisines.

La rédaction

Source : De CIVE du 08 mai 2024


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