RAPPORT MEDIA 2024

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TRP dépeint la situation du journalisme d’investigation au Togo

Ces dernières années, l’Afrique de l’Ouest connaît l’émergence d’une nouvelle forme de journalisme d’enquête: le journalisme collaboratif. Le journalisme d’investigation collaboratif au Togo rencontre des défis significatifs.

L’atmosphère au Togo reste hostile à ce type de journalisme professionnel. Les intimidations, les procès à répétition, les menaces, les agressions, le manque de volonté des gouvernants restent légion. Ce qui empêche les journalistes de faire correctement leur travail, celui d’aller au-delà du message officiel des dirigeants pour exposer les faits inédits d’intérêt public et donner la parole aux populations vulnérables et aux minorités.

 

La situation politique surtout avec le nouveau code de la presse et de la communication et la précarité financière et économique des journaux ont conduit inexorablement à la fermeture de la plupart des organes, notamment ceux qui sont critiques vis-à-vis du pouvoir. Ceux qui tiennent difficilement le coup paraissent irrégulièrement. Le grand quotidien privé de référence Liberté a réduit sa périodicité pour devenir un bihebdomadaire avec un triste sous-effectif d’à peine trois personnes.

Le triste constat est que à la disparition du journalisme critique et d’investigation au Togo représente en effet un grave danger pour la démocratie et la bonne gouvernance dans le pays. Le journalisme critique et d’investigation joue un rôle vital en tenant les gouvernements et les institutions responsables de leurs actions, en exposant la corruption et les abus de pouvoir, et en informant le public de manière indépendante et impartiale.

Lorsque le journalisme critique et d’investigation décline, il est courant de voir émerger une presse qui devient plus une caisse de résonance pour le pouvoir en place qu’un contrepoids indépendant. Dans ces circonstances, certains organes de presse peuvent choisir de rester dans les informations factuelles, évitant ainsi de s’attirer des ennuis avec les autorités ou d’autres puissances en place.

Cependant, bien que la fourniture d’informations factuelles soit importante, cela ne remplace pas la nécessité d’un journalisme critique et d’investigation. Le journalisme factuel seul peut ne pas suffire à exposer la corruption, les abus de pouvoir ou d’autres problèmes systémiques qui menacent la démocratie et la bonne gouvernance. Sans la capacité de creuser en profondeur et de poser des questions difficiles, la presse risque de devenir simplement un outil de propagande plutôt qu’une source d’informations fiables et équilibrées pour le public.

En effet, dans un contexte où les organes de presse font face à des difficultés économiques, il devient encore plus difficile pour les journalistes de mener des enquêtes approfondies et de produire un journalisme critique de qualité. Le manque de ressources financières entraîne une réduction des effectifs journalistiques et une pression accrue pour produire un contenu rapide et sensationnel plutôt que des reportages approfondis et équilibrés.

Le nouveau code togolais de la presse et de la communication contribue également à restreindre davantage la liberté de la presse en imposant des contraintes et des sanctions sévères aux médias et aux journalistes qui critiquent le gouvernement ou ses politiques. Ce qui conduit à l’autocensure et à une culture de la peur parmi les journalistes, limitant ainsi leur capacité à jouer leur rôle de quatrième pouvoir.

Pour préserver la démocratie et la bonne gouvernance au Togo, il est crucial de protéger et de promouvoir la liberté de la presse, ainsi que de soutenir le journalisme critique et d’investigation en fournissant un environnement favorable à son exercice, y compris des garanties pour la sécurité des journalistes et des mesures pour soutenir financièrement les organes de presse indépendants.

Médard AMETEPE, DP du Quotidien Liberté « quand la pub se tasse, la presse trépasse »

 

Avec l’avènement des réseaux sociaux où l’information est instantanée et dynamique, une concurrence redoutable s’est fait jour pour la presse écrite entraînant une crise de mévente généralisée. Aucun organe de presse n’est épargné. De plus, l’une des difficultés auxquelles nous sommes confrontés, c’est la messagerie. Tous les journaux sont concentrés à Lomé, la capitale qui, il faut néanmoins le reconnaître, est le centre névralgique des activités économiques et politiques. Toutes les autres villes du pays en sont cependant sevrées de journaux. Ce qui est encore dommage, c’est qu’on n’arrive pas à couvrir toute la capitale. La distribution est donc un véritable casse-tête. Cette situation concourt grandement à la crise de mévente.

Il y a aussi un facteur non négligeable, la cherté des intrants d’imprimerie qui ont augmenté de manière exponentielle le coût de la production des journaux.

La publicité est la première source de revenus des journaux. Mais au Togo, les contrats publicitaires sont rares. Encore plus pour les organes dont la ligne éditoriale ne plaît pas trop au régime. Ces organes critiques sont asphyxiés financièrement faute de revenus publicitaires. Forcément quand la pub se tasse, la presse trépasse.

LIBERTE est l’un des organes qui subissent le plus de harcèlements administratifs (de la part de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) qui nous convoque souvent pour nous expliquer sur certains de nos articles), et judiciaires. Mais ce qui encore inquiétant aujourd’hui, c’est que ceux qui se sentent diffamés par un organe de presse ne portent plus plainte à la HAAC, ils traient les organes concernés directement devant les tribunaux.

La dernière suspension du journal par la HAAC a fait perdre la plupart de nos partenaires. Faute de moyens pour produire le journal quotidiennement, nous avons changé de périodicité pour paraître deux fois par semaine.

Actuellement, nous avons deux procès en cours. D’abord, l’affaire qui oppose notre journal à la Cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé pour laquelle le journal a été condamné à 15 millions de FCFA et une suspension de trois mois décidée par la HAAC, cette décision a été finalement annulée par la Cour Suprême. Il reste le procès portant sur les 15 millions de FCFA, pour lequel la date n’est pas encore fixée.

Un magistrat que nous cité dans un litige foncier, nous a assignés en justice. Cette affaire est également pendante à la justice.

 

 

Anani Galley : « En obligeant les journaux à se muer en entreprises de presse, les autorités n’ont pas su en amont mettre place certaines conditions favorables »

 

La plupart des médias togolais sont devenus des canaux de communication du pouvoir en place. Tandis que la presse critique (de plus en plus rare) se voit planer sans cesse sur sa tête l’épée de Damoclès de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC). De fait, on assiste à une dualité du traitement de l’information. D’un côté les informations dithyrambiques à l’’égard du pouvoir et de l’autre celles qui tentent d’éveiller la population en contrôlant l’action publique. Cette dernière se résume à une poignée de journaux dans un état d’instinct de survie. Ils sont fréquemment sujets aux menaces, s’autocensurent et vivent une extrême précarité.

Ce tableau pas très reluisant de la presse togolaise est lié à l’introduction des réglementations liberticides, l’obligation faite aux organes de se muer en entreprise de presse, entre autres. Point n’est ici d’énumérer les journaux qui ne paraissent plus et les journalistes emprisonnés.

Aussi en obligeant les journaux à se muer en entreprises de presse, les autorités n’ont pas su (plus exactement, n’ont pas voulu) en amont mettre place certaines conditions favorables. Comme l’augmentation de l’aide de l’Etat à la presse, la détaxe de certains intrants qui entrent dans la production d’un journal, entre autres. Tout est fait comme un roulis qui précipitent les médias togolais dans une situation de plus en plus de dénuement financier. Déjà que, avant l’introduction de nouvelles dispositions, les journaux triment.

Aujourd’hui, la situation est de plus en plus intenable surtout pour la presse critique. Elle se voit sevrée d’annonceurs. Alors qu’il est donné de constater que les journaux proches du pouvoir ont des insertions. Ce traitement réservé aux médias critiques semble s’inscrire dans un programme de musèlement de ces journaux. Car la réalité au Togo, plus vous critiquez le pouvoir, plus les annonceurs vous fuient. Ou plus vous critiquez le pouvoir, plus la HAAC (devenue plus policière que protectrice des journalistes) vous convoque.

S’il faut imputer des choses au pouvoir et à la HAAC, les journalistes ne sont pas pour autant exempts de certains manquements. Mais cela ne saurait dissiper toute l’armada déployée pour museler la presse ou la forcer à regarder dans la direction. On peut également reprocher aux hommes et femmes de média de ne pas transcender certains clivages au nom de la confraternité pour faire reculer certaines dispositions liberticides. Ce sursaut confraternel manque cruellement à la presse togolaise qui se contente de l’obole de l’Etat à la presse et de certains avantages pécuniaires.

Dans tous les cas, la question de la presse au Togo est éminemment politique.

 

Aide de l’Etat à la presse

L’octroi de l’aide de l’Etat à la presse est conditionné par des critères spécifiques. Parmi ces critères, figure en bonne place, la déclaration, par les médias, des journalistes à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Mais depuis lors, le constat reste effarant. Très peu, sinon rare sont les patrons de presse au Togo qui se plient à ce critère. Comme alternative, plutôt que de déclarer un ou les journaliste (s) à la CNSS, la majorité des patrons de presse optent pour le paiement de pénalités dont le coût s’élève à 150.000 FCFA par aide. Une pratique qui n’arrange pas les journalistes dont la retraite n’est pas assurée. Les contraignant, par conséquent, à toujours tirer le diable par la queue. « Mon Patron m’a confié, au détour d’une discussion, que nous déclarer ou déclarer un journaliste de la Rédaction à la Caisse entraînent de lourdes charges dont il n’a pas les moyens d’assurer le service après-vente », confie sous le sceau de l’anonymat, un journaliste d’un média privé. Une triste et affligeante réalité qui, à bien des égards, participent à clochardiser ces hommes et femmes qui, portés par la passion, se saignent au quotidien pour faire vivre les médias. Mais dont les vieux jours sont, malheureusement, en pointillés. Car, évoluant dans un système bourgeois et méprisant qui les maintient en précarité notoire. Perdant ainsi de leur dignité face aux responsabilités qui sont les leurs dans leurs familles respectives.

 

Médias et crise sécuritaire

Les journalistes sont aussi confrontés aux restrictions à l’information dans le nord du Togo et font face à une censure implicite. Depuis la fin de 2022, une ombre épaisse de censure s’est abattue sur le nord du Togo où l’accès à l’information est devenu un défi majeur. Des groupes armés semant la terreur ont forcé les habitants à vivre dans un climat de peur et de désinformation, tandis que les journalistes, courageux malgré les risques, se heurtent à des obstacles croissants dans leur quête de vérité.

Les intimidations et les arrestations sont monnaie courante pour les journalistes qui osent s’aventurer dans cette région troublée. Sous prétexte de sécurité, les autorités multiplient les entraves, rendant le travail des médias indépendants pratiquement impossible. Cette censure rampante menace la liberté d’expression et entrave la capacité des citoyens à être informés de ce qui se passe réellement dans leur propre pays. Dans cette obscurité imposée par la censure, certains rares journalistes qui osent risquer leur vie pour documenter sur ces événements et donner une voix aux sans-voix, sont menacés et arrêtés.

C’est le cas par exemple du journaliste Robert Douti interpellé en mars 2023, par les autorités administratives. Ces dernières ont exprimé leur mécontentement suite à un reportage réalisé sur les conditions de vie précaires des habitants d’un village de la corne ouest du Togo, publié dans le journal multimédia Laabali.

Le 21 avril 2023, l’expansion djihadiste a atteint la préfecture de Tône, dans le village de Waldjouague, une semaine après une attaque djihadiste survenue le 21 avril 2023 dans ce village situé dans le Nord-Est du Togo, à 27 km de Dapaong. Édouard Samboé fut arrêté à Waldjouague lorsqu’il réalisait un reportage. Il fut relâché après 03 jours de garde-à-vue. « Mon matériel de reportage a été passé au peigne fin. Mes téléphones ont été réinitialisés et j’ai signé un engagement de ne plus retourner dans les zones sous menace terroriste sans l’aval de la hiérarchie militaire », confiait-il au confrère en ligne AfriqueXXI. Il sera de nouveau arrêté et détenu le 10 août 2023.

Le 5 mai 2023, la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la communication du Togo (HAAC-Togo), avait mis en garde togoscoop.tg, télégramme228.tg, togobreakingnews et radiolebene.tg, leur reprochant d’avoir « repris les propos prétendus d’un responsable d’un groupe terroriste qui revendique la paternité des attaques terroristes contre les villages de la région des Savanes ».

 « Dans le cadre d’une enquête nous avions introduit un courrier au ministère des Armées afin d’échanger avec les autorités et d’obtenir l’autorisation de nous rendre dans le nord pour toucher du doigt la réalité. Nous n’avons jamais eu de suite. Par contre, le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, qui nous a reçus, a donné son accord. Seulement, une fois arrivés sur place, le préfet de Tône a exigé une autorisation du ministère de l’Administration territoriale ou de celui de la Sécurité avant toute démarche. Ce faisant, il ne nous a pas été possible d’approcher les déplacés et les victimes des actes des groupes armés non étatiques », a témoigné chez AfriqueXXI ( https://afriquexxi.info/Au-Togo-blackout-sur-la-menace-djihadiste, Godson Kodjo Kétomagnan ) , journaliste au quotidien privé Liberté qui réalisait pour le compte de Togo Reporting Post une enquête transfrontalière  de la CENOZO sur les impacts du terrorisme sur le complexe W-Arly-Pendjari.

Les journalistes officiant pour le compte de médias internationaux ont eux aussi du mal à se rendre dans le Nord. Emmanuelle Sodji, journaliste basée au Bénin et travaillant pour des chaînes internationales (France 24, notamment), a fini par se résigner après plusieurs tentatives infructueuses de réaliser des reportages dans la région des Savanes. « À deux reprises en avril-mai 2023, avec mon collègue Raphaël N’talé, nous avons tenté de réaliser des reportages et notamment d’illustrer l’aide du Programme alimentaire mondial apportée aux réfugiés burkinabè installés dans le nord du Togo. Les deux ministères concernés, la Sécurité et la Communication, se sont renvoyé la balle. Aucun des ministères n’a pris le risque de prendre une décision et de nous répondre officiellement que la zone était bouclée », se désole-t-elle.

Emmanuelle Sodji ajoute qu’un peu plus tôt, en novembre 2022, elle et son collègue avaient déjà essayé de travailler sur la prévention de l’extrémisme violent dans le Nord, sans y parvenir : « Tout était bouclé pour cette mission avec une grosse ONG très engagée dans le domaine de la prévention de l’extrémisme violent, mais, au dernier moment, elle a fait volte-face après qu’une autorité administrative a donné l’ordre de nous empêcher de réaliser ce sujet. Cette interdiction non formalisée s’étend au-delà de la zone d’activité des terroristes dans l’extrême-nord, jusque dans le centre du pays, qui n’a jamais connu d’attaque. »

Pour Emmanuelle Sodji, « les ONG subissent elles aussi une pression intolérable. Tout le monde a peur. Une véritable chape de plomb s’est abattue au-dessus des communautés villageoises. Nous l’avons constaté lors d’un récent déplacement en octobre 2023 dans le nord du Togo ».

La correspondante de TV5 Monde (également collaboratrice d’Afrique XXI), Caroline Chauvet, a connu pareille mésaventure : « Le premier blocage a eu lieu dès juin 2022, indique-t-elle. J’étais dans le nord, à Dapaong, où j’ai pu faire un reportage sur la mise en place de l’état d’urgence dans les Savanes. Mais en plus de ce sujet, je prévoyais aussi un reportage sur les déplacés du Burkina Faso dans cette ville. Je me suis rapprochée de ces déplacés et de leurs leaders à Dapaong, mais ils ont refusé de me parler au prétexte qu’ils n’avaient pas “l’accord de la préfecture” pour ces interviews. “Depuis quand des citoyens ont besoin de l’accord d’un préfet pour parler ?” me suis-je demandé. Il est vrai qu’au Togo, tout est contrôlé… »

Mais le plus étonnant, pour Caroline Chauvet, s’est déroulé en février 2023, sur un marché de bétail situé près de la ville de Kara, dans le sud de la région des Savanes. Son reportage portait sur la sécurisation des marchés de bétail – un enjeu important, alors qu’au Sahel le trafic de bétail est une des sources de financement des groupes djihadistes. La journaliste avait un « soit-transmis » (une sorte de laissez-passer) du ministère de la Sécurité en main. Mais une fois à Kara, « les forces de l’ordre ont refusé la validité du “soit-transmis”, parlant d’ordres contraires qui leur seraient parvenus. Ils nous ont interdit l’accès au marché… » »

 

Avec TRP, les défis…

  • Émergence d’initiatives collaboratives. Des efforts ont été déployés pour encourager le journalisme d’investigation collaboratif au Togo. Des journalistes indépendants et des médias locaux regroupés au sein du TRP ont commencé à travailler ensemble sur des projets d’investigation, tirant parti de leurs ressources et de leurs compétences respectives.
  • Défis structurels et institutionnels. Malgré cette volonté, le journalisme d’investigation au Togo est confronté à des défis structurels et institutionnels importants. La restriction de la liberté de la presse rend difficile la tâche pour les journalistes d’explorer des sujets sensibles sans craindre des représailles.
  • Pressions politiques et économiques. Les pressions politiques et économiques également entravent le journalisme d’investigation au Togo. Les journalistes qui enquêtent sur des questions sensibles risquent souvent des menaces, des intimidations et même des poursuites judiciaires, ce qui dissuade d’autres journalistes de s’engager dans ce type de reportage.
  • Besoin de formation et de ressources. Le besoin de formation et de renforcement des capacités pour les journalistes togolais intéressés par le journalisme d’investigation reste d’actualité malgré des initiatives en ce sens. L’accès aux ressources et aux outils nécessaires pour mener des enquêtes approfondies est limité, ce qui entrave la qualité et la portée du journalisme d’investigation dans le pays.
  • Potentiel pour un impact positif: Malgré ces défis, le journalisme d’investigation collaboratif au Togo a le potentiel de jouer un rôle crucial dans la promotion de la transparence, de la responsabilité et de la bonne gouvernance. En mettant en lumière les abus de pouvoir, la corruption et d’autres problèmes sociaux, le journalisme d’investigation contribue à catalyser le changement et à promouvoir le développement durable dans le pays.

Bien que le journalisme d’investigation collaboratif au Togo soit confronté à des défis importants, il montre bien que mal avec le TRP des signes de progrès et de résilience. Avec un soutien continu en matière de formation, de protection des journalistes et d’accès aux ressources, il pourrait jouer un rôle encore plus important dans la promotion de la transparence et de la responsabilité dans le pays.

 

 


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